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Moments de Grasse (en Provence) avec notre Nez

Depuis le début de l’aventure Bastide, nous travaillons en étroite collaboration avec Mathieu, notre nez, pour créer une collection de fragrances qui rappellent la Provence, où il a grandi. Nous souhaitions que ces parfums soient aussi évocateurs pour ceux qui aiment et fréquentent régulièrement le Sud de la France que pour ceux qui ne visitent la région que dans leurs rêves et leur imagination.

Nous sommes donc allés lui rendre visite à Grasse pour assister à l’extraction du jasmin - présent dans certaines de nos compositions - et lui poser des questions sur le métier de parfumeur, un mélange exquis d’art et de science.

Originaire de Grasse, le berceau de la parfumerie française, Mathieu a toujours baigné dans cet univers – il a ça dans le sang. En effet, ses grands-parents sont producteurs de plantes à parfum, alors dès le plus jeune âge, Mathieu les aidait à la cueillette de la rose et du jasmin tous les étés, à l’aube. « J’ai vite su que je voulais devenir parfumeur. Je voyais le côté matière première et j’étais très intrigué par l’idée de transformer ces fleurs, ces idées, ces émotions en parfum » raconte-t-il.

Après une licence de chimie à l’université de Nice, Mathieu a intégré la prestigieuse école de parfumerie créée par Jean Jacques Guerlain à Versailles, où il a étudié pendant deux ans. La parfumerie est un domaine créatif, mais aussi technique car elle requiert un solide bagage scientifique pour comprendre les réactions chimiques entre les ingrédients et avec la peau.

La parfumerie est un secteur où il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. La formation est éprouvante et le savoir à apprendre très vaste.

Et pour cause, il faut des années pour bien assimiler toutes les matières premières avant de pouvoir travailler sur des accords. « Il faut apprendre à reconnaître les matières premières, qui sont notre alphabet » explique Mathieu. Chaque matière première est une lettre que l’on associe à d’autres lettres pour faire des mots ; des accords que l’on assemble pour créer des parfums plus évolués. Des lettres, des mots, une phrase. « Il existe 2000 à 3000 matières premières dans la palette, je me sers régulièrement de 600 à 700. » précise-t-il. Ses favoris ? « J’ai une préférence pour la rose et le jasmin car ces senteurs me rappellent des souvenirs d’enfance, mais j’affectionne aussi l’encens, l’iris et le vétiver » ajoute-t-il.

Contrairement aux idées reçues, Mathieu travaille peu en laboratoire dans ses bureaux de New York. On est loin du cliché du parfumeur en blouse blanche, pipette à la main. « Je ne peux pas travailler dans le labo car c’est un endroit odorant, j’ai besoin d’être dans un bureau inodore, où j’imagine mes formules et les notes comme une recette de cuisine. » décrit-il.

« En fait, je pense que le créateur de parfum est similaire au créateur de mode. »

« Je travaille comme un couturier qui imagine d’abord la robe qu’il veut réaliser, puis couche l’idée sur papier, et enfin réalise le prototype à l’aide de matières premières. Parfois ça ne fonctionne pas, il faut donc apporter des modifications à la robe ou au parfum, pour obtenir un résultat parfait. »

Bastide fleurs à Grasse

Nous avons passé des semaines avec Mathieu et son équipe entre New York et Grasse, affinant chaque composition à la perfection pour obtenir des parfums évocateurs, surprenants et imaginatifs. La famille de parfums Bastide est enracinée en Provence, la région d’origine de Mathieu. Ce dernier a donc creusé dans les odeurs et souvenirs de son enfance afin de proposer une interprétation moderne de la Provence. Son parfum Bastide préféré ? « Rose Olivier - j’aime beaucoup l’histoire unique de cette fragrance. »

Bien qu’il soit loin de ses terres natales, la Provence continue à inspirer ses créations. « Ce qui me manque le plus à New York, c’est la proximité avec les matières premières, les paysages, la nature, les ingrédients provençaux. La Provence est un terroir, des ressources uniques et emblématiques du sud de la France » déclare-t-il. Cela dit, il note que la luminosité à New York se rapproche de celle du sud: « Ici il fait un froid horrible, mais on a des ciels bien bleus, comme à la maison. »

De Grasse à New York, Mathieu est un Beautisan à l’image de Bastide : jeune, moderne, subtil, élégant ; un souffle d’air frais venu tout droit de Provence.

On adore nos Beautisans !

 

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